Centre d’échange des connaissances

Le Centre d’échange des connaissances (CEC) est le seul centre national d’échange des connaissances au Canada et il fournit du soutien à la collectivité de la santé mentale partout au pays.

Créé pour renforcer les capacités, synthétiser le savoir et faciliter l’échange des connaissances, le CEC produit des rapports de recherche et diffuse les messages de la CSMC au public au moyen de webinaires, de conférences, du site internet de la CSMC et des médias sociaux pour susciter des rapprochements dans le milieu de la santé mentale.

Contexte

Le CEC joue un rôle crucial qui s’inscrit dans le mandat de la CSMC, soit aider à transformer le système de soins de santé mentale. En tant que seul centre national d’échange des connaissances en santé mentale au Canada, le CEC favorise des rapprochements dans le milieu de la santé mentale et offre un soutien dans les principaux champs d’intérêt de la CSMC en commandant des recherches, en organisant des conférences et des webinaires et en diffusant les messages centraux de la CSMC dans son site Web et dans les médias sociaux.

À titre d’intermédiaire, le CEC déploie des efforts selon trois volets : faire la synthèse des connaissances, faciliter l’échange des connaissances et renforcer la capacité de collaboration des gens.

Faire la synthèse des connaissances : chercher, résumer et évaluer les éléments de preuve existants pour intégrer et exploiter les connaissances reposant sur les éléments de connaissance, les pratiques exemplaires et les pratiques prometteuses et les innovations en santé mentale.

Faciliter l’échange des connaissances : élaborer et mettre en place des mécanismes et des outils pour faciliter le partage des ressources, des connaissances fondées sur des preuves, des pratiques exemplaires et prometteuses et les innovations en santé mentale.

Renforcer les capacités : fournir une expertise et dispenser de la formation pour améliorer les capacités des intervenants en santé mentale à adopter des pratiques d’échange des connaissances.

L’approche de l’innovation à la mise en œuvre est un exemple d’initiative conçue pour opérer des changements au moyen de l’échange des connaissances. Misant sur le concept de l’innovation, l’élaboration de nouvelles interventions, de nouveaux services et de nouvelles relations qui susceptibles d’améliorer les résultats en santé mentale, l’approche de l’innovation à la mise en œuvre est un guide pratique étape par étape pour créer un plan d’échange des connaissances efficace. Le guide montre l’importance de recourir à un vaste éventail de points de vue pour que les connaissances puissent être repérées, créées et appliquées conjointement.

Indicateurs de la santé mentale

Si vous n’êtes pas au courant de ce qui se passe, comment allez‑vous prendre des décisions et adopter des priorités? Le rapport Tracer la voie de l’avenir : Indicateurs de la santé mentale pour le Canada contribue largement à répondre à ces questions. La CSMC a réuni 55 indicateurs qui reflètent l’état de la santé mentale des enfants et des adolescents, des adultes et des aînés et qui rendent compte de la santé mentale dans différents contextes et de certains aspects des services et des soutiens auxquels ont recours les personnes aux prises avec des problèmes de santé mentale ou des maladies mentales.

Ces indicateurs seront utilisés également pour prendre des décisions éclairées et se concentrer sur des stratégies conçues pour améliorer la santé mentale de la population canadienne.

Le rapport

Tracer la voie de l’avenir : Indicateurs de la santé mentale pour le Canada est la première série d’indicateurs de la santé mentale des Canadiens et des Canadiennes au niveau national.

Mettant à profit diverses sources de données et couvrant une large palette de champs d’intérêt, Tracer la voie de l’avenir est le fruit d’une collaboration visant à recueillir des données à l’échelle nationale et à les mettre à la disposition de l’ensemble des Canadiens et des Canadiennes; et à assurer un meilleur soutien en matière de santé mentale et de rétablissement.

Pour mener à bien ce projet novateur qui dresse le portrait actuel de la santé mentale au Canada, la CSMC a travaillé en partenariat avec le Centre for Applied Research in Mental Health and Addiction de l’Université Simon Fraser, l’Institut canadien d’information sur la santé et l’Agence de la santé publique du Canada.

Les recherches et les consultations auprès des intervenants se sont concentrées sur des indicateurs clés et des efforts considérables ont été déployés pour présenter plusieurs indicateurs non traditionnels et ainsi élargir la portée des mesures et de la surveillance et brosser un tableau plus complet de la santé mentale et de la maladie mentale.

Ces indicateurs ne représentent qu’une image partielle, mais ils ont révélé plusieurs domaines importants dans lesquels manquent les données adéquates qui nous permettraient d’adopter des politiques et de prendre des décisions reposant sur des éléments probants. Grâce à un effort coordonné, nous pouvons améliorer l’information dont nous disposons en matière de santé mentale pour aller de l’avant avec les meilleurs outils qui nous permettront d’élaborer efficacement des politiques et des programmes et d’améliorer la santé mentale au Canada.

Les prochaines étapes

La publication de Tracer la voie de l’avenir a suscité une discussion nationale importante au sujet des données sur la santé mentale. La CSMC compte miser sur cet élan qui a été amorcé pour continuer de trouver de meilleurs mécanismes de collecte de données, et du coup, continuer à discuter directement avec les intervenants au moyen de webinaires sur Tracer la voie de l’avenir.

Plusieurs publications évaluées par des pairs amorcent des travaux pour mettre en lumière l’information contenue dans les indicateurs; de plus, nous allons produire du matériel complémentaire (fiches de renseignements, mémoires, infographies et rapports) qui met en lumière des thèmes particuliers.

Les défis

Des lacunes ont été découvertes dans l’information au sujet de la santé mentale des Premières Nations, des Inuits et des Métis (PN‑I‑M). Même si plusieurs indicateurs propres aux PN‑I‑M ont été mis au point, des intervenants de premier plan des PN‑I‑M se sont inquiétés de voir que ces indicateurs ne donnent pas une image exacte de la santé mentale dans leurs communautés. Il faut faire des travaux supplémentaires pour créer des indicateurs significatifs pertinents qui saisissent la santé mentale des Autochtones du Canada.

On a fait remarquer qu’en raison de la taille des ensembles de données saisis dans la banque des fichiers de données à grande diffusion (FDGD) de Statistique Canada, il est impossible de reproduire les analyses de groupes spéciaux pour un groupe de personnes ayant indiqué que leur principale langue est le français et qui vivent dans des régions où le français n’est pas une langue prédominante.

De plus, il faudra davantage de collaboration pour obtenir de l’information sur les taux de maladie mentale et les déterminants de la santé mentale dans les établissements correctionnels et chez les détenus en transition avant leur retour dans la collectivité.

Ateliers de formation du centre SPARK

Saviez‑vous qu’il faut parfois plus de 17 ans pour transposer les connaissances fondées sur des données probantes en pratiques exemplaires?

La CSMC a créé le programme de formation SPARK pour aider les participants à utiliser des techniques qui accéléreront la mise en application de la recherche et du savoir reposant sur des données probantes dans les domaines de la santé mentale, de la toxicomanie et des dépendances.

SPARK réunit des participants de partout au Canada qui suivront une formation dispensée par des experts en transposition des connaissances, suivie d’exercices individuels et d’un mentorat continu en groupe.

Le Réseau international d’échange de connaissances en matière de santé mentale

À l’échelle internationale, le RIEC‑SM est un chef de file de l’Initiative internationale sur le leadership en matière de santé mentale (IILSM), laquelle a été créée dans le cadre d’un partenariat entre la CSMC et l’IILSM en vue de renforcer les capacités en matière d’échange efficace des connaissances en santé mentale en réunissant des gens, des idées et des ressources à l’échelle mondiale. Le but du RIEC-SM est de réduire le temps requis pour passer de l’innovation à la mise en œuvre afin d’améliorer la santé mentale de la population tout en concentrant les efforts sur :

  • le renforcement des capacités et la mise en place d’infrastructures;
  • la recherche et la production d’outils d’échange des connaissances;
  • le recours à la technologie pour améliorer la connectivité;
  • le renforcement de l’application des connaissances reposant sur des éléments probants.

En septembre 2015, la CSCM, de concert avec l’Agence de la santé publique du Canada, était l’hôte d’un forum international unique qui se composait de deux événements, soit une réunion combinée sur l’IILSM ainsi qu’une série de jumelages en leadership. Elle a permis à plus de 300 chefs de file internationaux en santé mentale et en toxicomanie de se pencher sur la recherche et les pratiques exemplaires sur différents thèmes, notamment le leadership à l’avenir, le bien-être, l’innovation, la transformation du système et la gestion du changement.

Juste avant la réunion combinée, les jumelages de leadership ont donné aux participants l’occasion de discuter de sujets d’importance dans le domaine de la santé mentale et de la toxicomanie, à différents endroits au Canada et aux États-Unis.  Parmi les séances marquantes de la CSMC, mentionnons « l’action communautaire pour la prévention du suicide », qui a eu lieu à Vancouver, ainsi que « la pratique axée sur le rétablissement » qui a été organisée à Toronto.

Trousse de mobilisation des proches aidants

La Trousse de mobilisation : Pour donner vie aux Directives concernant les proches aidants est conçue pour renforcer les capacités des aidants et des organismes afin de les aider à comprendre et à mettre en œuvre les recommandations des Directives pancanadiennes en faveur d’un système de prestation de services pour les proches aidants d’adultes ayant une maladie mentale.

La trousse d’outils a été lancée lors de la Conférence sur les soins de collaboration en santé mentale qui s’est tenue à Calgary en juin 2015. Les aidants ont indiqué quatre facteurs qui les aideraient à s’acquitter de leurs responsabilités en matière de prestation de soins :

  1. que leur proche reçoive des soins adéquats et ait accès à des services et à des programmes de soutien qui maximisent la qualité de vie à laquelle il peut aspirer;
  2. que leur propre rôle d’aidant soit reconnu par les fournisseurs de services de santé mentale et qu’ils participent de manière significative à l’évaluation et à la planification des traitements;
  3. que des fournisseurs de services de santé mentale bien renseignés leur offrent de l’information et du soutien pour rehausser le niveau des soins offerts;
  4. que leurs besoins personnels au-delà du rôle d’aidant soient reconnus et qu’ils reçoivent du soutien pour les combler.